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La vue d'ensemble

  • Test du Rafale et des avions de chasse

    S'il y a bien une chose qui m'aura marqué lors de ce salon du Bourget 2015, c'est le rôle phare qu'a joué le Rafale tout au long de l'événement : l'appareil a effectué des vols de démonstration chaque jour, alors que le F-18 et le F-35 brillaient par leur absence et que le Typhoon est resté statique. Et en l'absence de démonstrations russes, il a été le seul appareil de poids à faire son show. Le JF-17 pakistanais a bien fait sa première démonstration dans cette partie du monde, ainsi que le Scorpion, mais ils ne jouent pas vraiment dans la même catégorie : eux sont plutôt poids plume tandis que le Rafale joue chez les poids lourds. Dassault a en tout cas beaucoup mis l'accent sur le Rafale pendant le salon aéronautique. Si ces démonstrations ont remporté un franc succès auprès du public, elles avaient évidemment une raison d'être pragmatique. Le vendre à l'export. L'équipe de Dassault semble avoir été galvanisée par le succès récent de son fer de lance. Et il faut dire qu'avec un triplé historique (Egypte, Inde et Qatar), d'autant plus bienvenu après 15 ans d'échec, le constructeur a de quoi être gonflé à bloc. Pour autant, à qui le constructeur espérait-il vendre son avion multirôles ? Si certains clients potentiels du Rafale restent inconnus, l'un d'eux, bien connu, était présent, et est apparu sur le stand de Dassault : le Canada. En effet, pendant le salon, une délégation de représentants de Travaux publics Canada, d'Industrie Canada et du ministère de la Défense a visité les entreprises impliquées dans le processus de remplacement. Donnant à penser que le dossier clos n'est peut-être pas aussi clos qu'on le pense, mais plutôt en suspens en attendant les élections canadiennes. Si le dossier n'est pas définitivement enterré, c'est en partie parce que Dassault n'est pas à court d'arguments: son appareil peut accomplir des tâches extrêmement différentes au cours d'une même mission ; il a montré (en Afghanistan, notamment) qu'il pouvait travailler en équipe avec d'autres types d'appareils ; il a toutes les caractéristiques d'un appareil de nouvelle génération avec ses équipements avioniques ; c'est un appareil qui a fait ses preuves et se révèle une valeur sûre (raison pour laquelle il a remporté les contrats précédents) ; et, argument non négligeable, c'est également un appareil dont le prix est connu, dont le coût d'exploitation est connu (contrairement au F-35, à la conception et à la maintenance excessivement coûteuses). Toutes ces raisons expliquent pourquoi Dassault a toujours le pied dans la porte. Il existe enfin un dernier argument, qui doit peser lourd dans la balance même s'il n'est jamais évoqué officiellement : le Canada pourrait profiter de retombées industrielles intéressantes en choisissant le Rafale. Si l'Inde manquait des équipements, des infrastructures et des compétences technologiques pour produire ses Rafale en Inde même (d'où l'annulation du contrat du siècle portant sur l'achat de 126 Rafale), le Canada est bien mieux équipé dans le domaine. Des entreprises canadiennes pourraient donc participer à la chaîne d'approvisionnement du Rafale, ou même d'autres produits de Dassault, ou encore des produits des partenaires de Dassault dans le programme Rafale, comme Thales et Snecma. Mais évidemment, Dassault n'entend pas annoncer de partenariats avec des entreprises canadiennes tant qu'une décision définitive de la part du gouvernement canadien n'est pas prise. Si ce contrat est finalement signé, on peut dire que le Rafale sera la star de cette année 2015 ! En savoir plus en suivant le lien sur le site du spécialiste réputé de ce baptême de l'air en avion de chasse à La Roche sur Yon.

  • Ménages et gaspillages

    L’utilisation des emballages plastiques n’aide pas forcément les ménages à réduire le gaspillage alimentaire. Les habitudes alimentaires, les comportements d’achat tout comme le fait de savoir préparer et conserver correctement des aliments à la maison, peuvent être plus efficaces et moins gaspilleurs que le simple ajout de plastiques à usage unique sur les aliments. Pour la plupart des produits, les emballages réutilisables et les méthodes traditionnelles de conservation domestique des aliments peuvent satisfaire toutes les fonctionnalités des emballages plastiques à usage unique. L’étude des risques sanitaire relatifs aux matériaux de contact reste un point aveugle important, alors que les matériaux permanents (comme le verre et les métaux) présentent des avantages évidents pour l’emballage alimentaire. Avec 47 millions de tonnes par an, soit 53 % des déchets, les ménages représentent le secteur qui contribue le plus au gaspillage alimentaire dans l’Europe des 28. Néanmoins, nombreux sont les facteurs de gaspillage liés à des pratiques en amont de la chaîne d’approvisionnement. Ces facteurs sont : • de mauvaises conditions de stockage ou une utilisation inadaptée des emballages provoquant la détérioration du produit ; • une mauvaise conception de l’emballage entraînant des résidus ; • une application incorrecte des dates ; • le faible prix des aliments par rapport aux revenus ; • le comportement des consommateurs – préférence pour la variété ; • les recommandations nutritionnelles (manque d’information sur les aliments) ; • les infrastructures municipales de collecte des déchets. L’abondance et la faiblesse du prix des aliments en Europe, illustrée par les niveaux relativement faibles des dépenses des ménages pour l’alimentation, sont étroitement liées au gaspillage alimentaire des ménages et facilitent, sans aucun doute, son acceptabilité sociale. L’effet cumulatif de ce gaspillage représente cependant une charge importante pour les consommateurs, estimée à environ 200 € par personne et par an. La diminution de la taille des ménages et le vieillissement des populations sont aussi des facteurs d’accroissement des déchets alimentaires domestiques. On estime que les foyers composés d’une seule personne gaspillent 43 % de plus par personne que des ménages plus importants (54). Si les méthodes améliorant la conservation des aliments et utilisant des emballages peuvent réduire le gaspillage alimentaire, la majorité des recherches sur les emballages alimentaires considèrent qu’en allongeant la durée de conservation des produits, on réduit inévitablement le gaspillage alimentaire. Dans les faits, l’allongement de la durée de conservation des produits agrandit la fenêtre durant laquelle un article alimentaire peut être mangé, ce qui dans le cadre d’un ménage avec un réfrigérateur constamment trop rempli ne réduira pas le gaspillage alimentaire. Il est souvent fait référence au fait que le film plastique qui emballe un concombre peut allonger la durée de conservation de 5 à 15 jours par rapport à des légumes non emballés, mais cela ne nous dit rien sur le comportement du consommateur ni sur les impacts sur la valeur nutritive et le goût. Une étude estimait que, chaque année, plus d’un quart des déchets alimentaires évitables étaient jetés dans leur emballage, ouvert ou fermé peut allonger la durée de conservation de 5 à 15 jours par rapport à des légumes non emballés, mais cela ne nous dit rien sur le comportement du consommateur ni sur les impacts sur la valeur nutritive et le goût. Une étude estimait que, chaque année, plus d’un quart des déchets alimentaires évitables étaient jetés dans leur emballage, ouvert ou fermé.

  • Y a-t-il un pilote dans l'avion virtuel ?

    Charles de Gaulle, 10 h. J'entre pour la première fois dans la cabine de l'Airbus A320 et m'installe sur le siège avant gauche : celui du commandant. Ma chère et tendre se met sur le siège près de la porte. C'est grâce à elle si nous sommes ici : elle m'a offert ce vol pour Noël. Mon formateur prend place dans le siège du copilote, à ma droite. Je mets la ceinture de sécurité, enfile le casque. Puis, en suivant les instructions, j'effectue les checklists appropriées, puis demande finalement à la tour l'autorisation de procéder au décollage. Petit moment de stress lorsque je pousse la manette des gaz. Ca y est, l'avion prend de la vitesse et le sol de la cabine se met à vibrer. Je tire doucement sur le manche et me voilà plaqué contre le siège, tandis que l'appareil quitte enfin la terre ferme et prend de l'altitude. L'expérience est absolument magique. Je ne suis pas un pilote de ligne et je ne suis pas à bord d'un vrai appareil. Mais en cet instant, personne à l'intérieur de la cabine ne pourrait faire la différence entre réel et virtuel. Nous sommes à bord d'un simulateur de pointe, très différent des Flight Simulator et compagnie. Ce simulateur est employé par les compagnies pour préparer leurs pilotes. La cabine est la copie exacte d'un A320 jusque dans les moindres détails, et la vue par la fenêtre est à couper le souffle. La lumière, les nuages, la terre, sont reproduits à la perfection. Lorsque je me retourne pour regarder ma douce, je peux voir la rangée de sièges passagers du reste de l'appareil : même cette partie a été rendue. Et le simulateur n'est pas un simple décor : la cabine est élevée sur des vérins et reproduit toutes les sensations de vol : poussées, vibrations, inclinaions de l'appareil, atterrissage... On a véritablement l'impression d'être aux commandes d'un avion de ligne. Et l'expérience est, pour ne rien gâcher, à la carte. On peut ainsi sélectionner le point de départ, celui d'arrivée, ainsi que les modalités de vol : par quel temps souhaite-t-on voler ? Veut-on avoir des conditions météos optimales ou désastreuses ? Y aura-t-il une panne à bord pendant le vol ? Etc etc. Personnellement, j'ai fait mon petit joueur, en réalisant un vol simple New York JFK/Newark, de nuit et par beau temps. Mais dans ce cockpit doucement illuminé par les interrupteurs et les cadrans, j'ai tout de même vécu une heure sacrément impressionnante ! Retrouvez plus de renseignements sur l'organisateur de simulation de vol à Lyon.