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La vue d'ensemble - Page 2

  • Diminuer l’éclatement des spécialités

    L’hyper spécialisation qui caractérise l’enseignement professionnel contribue à sa faible lisibilité et constitue un défi de taille pour tous les prescripteurs en orientation. Cette spécialisation est d’autant plus paradoxale que malgré une offre de spécialités importante, les élèves se concentrent sur quelques spécialités. Il existe ainsi un décalage entre une forte demande qui s’exprime vers certaines formations, et ce sur l’ensemble du territoire, et une offre de spécialités qui demeure largement inexploitée. En particulier les spécialités des services accueillent les flux les plus importants de jeunes, alors que l’insertion professionnelle mais aussi les poursuites d’études, y sont moins favorables que dans d’autres secteurs. La mission demande que l’on prenne en compte le discours porté par certains représentants du monde artisanal ou industriel, qui indiquent ne pas pouvoir trouver la main d’œuvre qu’ils recherchent, alors que dans le même temps on observe une concentration excessive de jeunes dans quelques spécialités tertiaires. De toute évidence, la forte spécialisation de la voie professionnelle ne constitue pas une réponse pertinente à la demande sociale des jeunes et des familles, laquelle s’exprime avant tout à l’endroit de quelques formations. Elle ne répond pas davantage aux attentes des milieux professionnels qui en appellent toujours à davantage de polyvalence et de compétences dites transversales. Ces dernières sont, aujourd’hui, perçues comme indispensables à une adaptation rapide aux évolutions technologiques, numériques, environnementales, etc., qui transcendent l’ensemble des secteurs de l’activité économique. Dans les faits, cette spécialisation des certifications relève parfois moins d’une nécessité d’adaptation des formations aux emplois que de luttes d’influence entre les différents acteurs qui interviennent dans le cadre du processus de construction d’un diplôme professionnel. Ainsi, autant la rénovation et/ou la création d’un diplôme s’envisage sans trop de difficulté, autant la suppression d’une spécialité devient moins aisée. La mission recommande de créer les conditions d’une meilleure lisibilité des parcours dans la voie professionnelle en regroupant les spécialités par grandes familles de métiers. Ce travail d’identification de compétences communes pourrait, en outre, favoriser une évolution du périmètre de chacune des commissions professionnelles consultatives (CPC), dont chacun s’accorde à reconnaître que l’organisation actuelle permet difficilement de prendre en compte les compétences transversales.

  • Deux ermites à Berlin

    C'est un fait : je ne rajeunis pas. Certains s'en rendent compte en observant leurs premiers cheveux blancs. Moi, c'est en privilégiant le confort que j'en ai pris conscience. Récemment, j'ai en effet participé avec mon épouse à un voyage de groupe à Berlin. Un voyage qui a marqué la fin d'une époque. C'est que nous prêchons depuis toujours les mérites du voyage à l'arraché, où l'on prend juste son billet d'avion et où l'on s'organise sur place. Autant dire que le voyage de groupe s'éloigne pas mal de nos principes. Bien entendu, nous avons eu notre part de mauvaises surprises en procédant ainsi : je me rappelerai en particulier toujours de cette fois où nous nous sommes retrouvés en panne d'essence dans le Wadi Rum ; ou encore de cette autre où nous nous sommes retrouvés sur un petit voilier par gros temps. Mais en fait, cela ne nous a jamais inquiétés. D'ailleurs, nous n'avions jusqu'alors jamais envisagé de voyager d'une autre façon. Ma femme et moi avons toujours détesté être rassemblés en troupeau. Rien que l'idée de marcher derrière un guide qui conduit un groupe à l'aide d'un petit drapeau nous a toujours sidéré. Et elle nous sidère toujours, d'ailleurs. Mais il y a quelques mois, tandis que nous prospections pour dénicher des billets d'avion à prix intéressants, nous sommes tombés par hasard sur une agence qui organise des voyages de groupe quelque peu différents. C'est-à-dire que ceux-là laissent près de 70 % de temps libre, et que chacun peut y organiser son séjour comme bon lui semble. La formule nous a semblé pas mal, et en définitive, nous avons cédé à la tentation. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que nous n'avons pas eu à le regretter ! Avec ce genre de formule, on peut véritablement profiter des avantages du voyage en solo sans devoir supporter les contraintes. Et si j'y suis allé avec de nombreux doutes, j'ai vraiment apprécié l'expérience. Peut-être même que pour notre prochain voyage, nous partirons de la même façon. Voici le lien vers l'agence qui s'est occupée de ce voyage, si vous souhaitez approfondir la question. ;) En savoir plus en suivant le lien sur le site du spécialiste renommé de l'organisateur du voyage groupe à Berlin.

  • Faire l’amour ou la vaisselle ?

    « Cupidon le petit dieu joufflu de l’amour, envoie ses flèches où bon lui semble. Certaines, parfois atteignent le cœur de personnages remarquables et provoquent des histoires pleines de passions et de drames qui font les grands romans et les films en cinémascope. Mais la plupart viennent toucher le cœur des gens ordinaires et sont à l’origine de mille et mille histoires toutes belles, mais toutes simples, telles que l’histoire de Georges et Josette. » Gilles Bachelet adore détourner les mots et les personnages. Souvenez-vous de son Chat le plus bête du monde (un gros éléphant benêt) ou encore de ce Champignon au drôle de chapeau qui se prenait pour Bonaparte, sans oublier l’hilarant Chevalier de Ventre-à-Terre qui partait au combat à la vitesse de l’escargot ou encore sa plus belle héroïne, Madame le Lapin blanc, personnage négligé par Lewis Caroll et réhabilité haut la patte par Sieur Bachelet ! Cette fois, l’auteur-illustrateur bat tous les records de l’humour décalé en nous faisons littéralement vibrer pour une histoire d’amour entre… deux gants Mappa ! Il fallait oser. Une histoire qui lui va comme un gant ? C’est peu de le dire. Car le récit fonctionne à plein, un gant mâle et jaune en pince pour une gente et rose femelle à la jolie plastique, championne de natation synchronisée. Un regard, et c’est le coup de foudre ! Ils se rencontrent évidement à la piscine (l’évier de la cuisine), pique-niquent à la campagne (le balcon aux géraniums) et partent en voyage de noce sur un bibelot du salon en forme de gondole vénitienne. Artificiel ? Pas du tout. Ces deux-là s’aiment ferme et sous nos yeux ébahis, c’est une vie entière qui se déroule, avec ses joies, ses peines et la nostalgie du temps qui passe : Georges joue la romance, passoire-guitare en main, offre à Josette un fox-terrier (une mini brosse !) ; ensemble, ils auront des tas de bébés, mais casseront aussi un peu la vaisselle et pas seulement en la faisant… On se poile à observer la foultitude de détails de leur home sweet home faite de bric et de broc récupérés comme dans une maison de poupée. Des meubles en boîte à sardines, une télé taille-crayon, un tabouret en dé à coudre et les photos de famille truffées de clins d’œil comme le doudou Pomelo de la benjamine ! Avec ces personnages de caoutchouc, Gilles Bachelet réussit à faire passer les grandes émotions de la vie à deux. N’a-t-on pas la larme à l’œil en découvrant Josette, grand-mère, entourée d’une tripotée de petits mouflets ?